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Bilan chez les producteurs d'Eure-et-Loir après le gel

Avec des températures descendues jusqu'à -6,3°C durant les nuits du 6 au 7 et du 7 au 8 avril, les agriculteurs ont été surpris par les gelées tardives, alors que les arbres commençaient leur floraison. L'heure du bilan est donc venue pour les producteurs touchés par le gel.

A Amilly en Eure-et-Loir, un exploitant de fruits et légumes a reçu la visite de la préfète Françoise Souliman, accompagnée par une délégation d’exploitants agricoles locaux venue pour constater les dégâts. Le président de la chambre d’agriculture d’Eure-et-Loir, Éric Thirouin, a fait part à la préfète de ses inquiétudes : « L’épisode de gel, cumulé à la sécheresse, car il n’y a pas de pluie, intervient dans un contexte économique très fragile pour les exploitations euréliennes, touchées de plein fouet. »

Pour Benoît Lemaire, propriétaire de l'exploitation : « La saison estivale des agriculteurs euréliens sera impactée par cette vague de froid. De mon côté, on va dire que j’ai de la chance, comparé à certains de mes collègues, car 80 % de mon verger est protégé. Soit par un système d’aspersion antigel, qui vient arroser l’arbre fruitier aux racines ; soit par des serres chauffées. Sans ces installations, on aurait fait une saison estivale blanche. » Le producteur a ainsi perdu, sur ses 16 hectares d'exploitation, la totalité de sa production de cerises et plus de la moitié de ses prunes, poires Williams et betteraves. 

Si les vergers ont pu bénéficier d'une protection, ce n'est pas le cas de toute l'exploitation, comme l'explique son fils, Arnaud Lemaire. « Nous n’avons pas la possibilité de tout protéger. C’est dommage, parce que cela arrive pile au moment où les fleurs des pruniers, cerisiers et poiriers commençaient à éclore. Pour celles qui ont été gelées, il faudra attendre la saison prochaine. »

Mais ce sont les betteraves qui ont subit le plus de dégâts « Nous avons semé 100 000 graines de betterave. Il n’en reste que 40 000 aujourd’hui. Nous avons perdu 60 % de rendement. C’est dur, car cela s’est joué à quelques jours près. Ressemer totalement coûterait trop cher. Nous allons seulement ressemer l’équivalent de 25 % des pertes », indique Arnaud Lemaire. 




Source : lechorepublicain.fr
Photo : F. Coffrini/ AFP 

Date de publication: