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Antigerminatif : l'épinette noire pourrait remplacer le CIPC

Le chlorprophame (CIPC), substance utilisée pour la conservation des pommes de terre, a été interdit en juin 2019 par la Commission européenne - avec une autorisation de mise sur le marché révolue au 8 janvier 2020 - sur les recommandations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), laquelle avait établi que le chlorprophame et son métabolite principal, la 3-chloroaniline, exposaient le consommateur à des risques alimentaires aigus et chroniques.

Le CIPC, toujours autorisé au Canada, pourrait toutefois faire l'objet d'une interdiction future. C'est pourquoi, le centre de recherche d’Agrinova pour les producteurs de pommes de terre, au nord de Québec, ont décidé de faire appel à des scientifiques dans l'espoir de lui trouver un substitut.

Des équipes de chercheuses, comme Nathalie Bourdeau à Innofibre et Isabel Desgagné-Penix à l’Université du Québec à Trois-Rivières se sont tournées vers la forêt boréale. Comme l'explique le site Radio-Canada, « Michelle Boivin, étudiante chercheuse à l’UQTR Université du Québec à Trois-Rivières, récupère des écorces, des branches et des aiguilles dans les résidus de la cogénération de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, avant qu’ils soient brûlés comme source d’énergie. L’idée est d’en extraire les molécules d’intérêt avant de les renvoyer à l’usine. »

Les tests sont effectués avec l'épinette noire, le bouleau jaune et le sapin baumier.  Après plusieurs mois d'expérience, Michelle Boivin a constaté que les extraits d’épinette noire étaient efficaces à la fois contre la germination (branches et aiguilles) mais également contre les maladies (propriétés antimicrobiennes des écorces). Le test à grande échelle se poursuit ensuite sur des pommes de terre stockées dans les entrepôts de recherche d'Agrinova. 

Après plusieurs mois d'essais, les produits testés pour la germination montrent des résultats comparables au CIPC. « On a observé une efficacité aux alentours de 94 ou 95 % du contrôle de la germination. L'extrait d'épinette noire est aussi efficace contre certaines maladies, comme la pourriture molle causée par la bactérie Pectobacterium. On parle d'une efficacité d'environ 90 %. Et il faut savoir qu’au Québec, très peu de produits sont homologués pour contrôler la pourriture molle post-récolte, soit en entrepôt. Donc, c'est une très bonne nouvelle qu'on ait un produit prometteur pour ce genre de maladies. », indique Sophie Massie. 

A noter toutefois, que les extraits testés ont montré une efficacité moindre dans le cas de la pourriture sèche et n'ont pas fonctionné contre la bactérie Dickeya.  

Si les scientifiques et les producteurs se réjouissent de ces résultats positifs, d'autres études devront être réalisées pour la mise en marché du produit et notamment son innocuité et son incidence éventuelle sur le goût et la couleur. 



Source : ici.radio-canada.ca

Date de publication: