« Selon les prévisions arrêtées au 1er mars 2025, la production française de choux-fleurs est
estimée à 172 000 tonnes pour la campagne 2024-2025, en baisse de 19 800 tonnes par
rapport à 2023-2024. La production a été particulièrement réduite en janvier et février
en raison des conditions climatiques. En février 2025, les prix ont été supérieurs de 34 % à ceux de 2024 et de 4 % à la moyenne des prix 2020-2024 sur le même mois, dans un contexte d'offre réduite », indique Agreste dans sa note de conjoncture.
Baisse atypique de la production en janvier-février
Les surfaces nationales implantées en choux-fleurs pour la campagne 2024-2025 seraient en baisse de 3 % sur un an, à 13 113 hectares, et inférieures de 7 % à la moyenne 2019-2023.
La production nationale de choux-fleurs, estimée à 172 000 tonnes sur la campagne 2024-2025, serait en baisse de 10 % sur un an et inférieure de 22 % à la moyenne quinquennale. Elle augmenterait toutefois sur un an en Basse-Normandie (+ 10 %) grâce à des rendements proches de la moyenne après une mauvaise campagne 2023-2024.
Après une production précoce en novembre, les disponibilités en choux-fleurs ont diminué en décembre à l'approche des fêtes. En janvier, l'offre a été fortement réduite en raison de pertes consécutives à l'alternance d'humidité et de vagues de froid, ainsi qu'à un creux variétal en fin de mois. Courant février, la production de choux-fleurs reprend de l'ampleur avec la hausse des températures et l'arrivée de nouvelles variétés mais elle reste limitée et très inférieure à la production exceptionnelle de février de l'an passé.
Commercialisation : des prix fluctuants en fonction de la demande
En décembre, après une première quinzaine correctement valorisée, les prix diminuent en même temps que la demande qui est traditionnellement moins dynamique à l'approche des fêtes. En moyenne sur l'ensemble du mois, les prix sont en baisse de 54 % sur un an et inférieurs de 13 % à la moyenne quinquennale. En janvier, dans un contexte d'offre exceptionnellement réduite, plus faible encore que celle enregistrée en janvier 2024, les prix repartent à la hausse sur des bases tarifaires très fermes. En février, la consommation nationale plus mesurée durant les congés d'hiver fait chuter les cours à l'approche de la fin de mois.
Source : agreste.agriculture.gouv.fr